L’UNEF lance une campagne de mobilisation contre la mise en place de la sélection à l’université

Lundi 30 octobre, lors d’une conférence de presse, le Premier Ministre, la Ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation et le Ministre de l’Education Nationale, ont annoncé plusieurs mesures constituant un « Plan Etudiants », qui vise à revenir sur le libre accès à l’université.

Si le Gouvernement se défend de vouloir sélectionner les étudiant∙e∙s, le projet de loi est clair et permettra aux universités de refuser des bachelier∙e∙s à l’entrée. En refusant de lever cette ambiguïté, pire en l’entretenant, le Gouvernement fait le choix de l’affrontement avec les étudiant∙e∙s.

Le Gouvernement fait le choix de généraliser l’arbitraire à l’entrée de l’université

Avec cette réforme, les universités auront accès aux dossiers des étudiant∙e∙s et pourront les trier par ordre de préférence en fonctions des « attendus », fixés par eux-mêmes, pour chaque formation. Faute de place, les universités pourront refuser les étudiant∙e∙s. Face à l’augmentation des effectifs étudiants et au manque de moyens, ce sont la quasi-totalité des filières qui seront concernées. Pouvoir refuser c’est sélectionner et écarter des jeunes de l’université !

Quelle réalité pour les étudiant∙e∙s ?

La promesse d’être trié.e.s à l’entrée de l’Université sous prétexte que nous ne serions pas capables de choisir notre orientation et de définir notre projet professionnel. Il faudrait que d’autres décident pour nous, qu’on nous impose la filière dans laquelle on doit étudier ou encore le nombre d’années d’études qui est bon pour nous ! Ce sont des milliers de jeunes à qui l’on va interdire de réaliser leur projet d’études et leur projet d’insertion professionnelle et ainsi les inégalités sociales, culturelles ou encore géographiques vont encore s’accroître.

Non à la sélection !

Sous couvert de « gérer les flux », cette réforme va mettre en place la sélection à l’entrée de l’université. Ce qu’oublie le Gouvernement, c’est que derrière ces « flux » ce sont des vies de jeunes, ce sont des avenirs qui sont en jeu, suspendus à une simple logique d’offre et de demande.

Pour garantir l’accès de tou∙te∙s à la formation de son choix à l’université, l’UNEF lance une campagne nationale contre la sélection avec des milliers de tracts et affiches distribués quotidiennement sur les campus universitaires.

L’UNEF appelle les étudiant∙e∙s à :

  • Se mobiliser massivement contre la réforme du premier cycle à l’université en manifestant le 16 novembre prochain

  • Se réunir afin de mettre en place des actions militantes et des rassemblements pour organiser la mobilisation sur les universités contre une réforme qui remet en cause notre droit à l’avenir