Lutter contre les discriminations en raison de son orientation sexuelle et de son genre

Introduction :

Cette formation va revenir sur un certain nombre de termes/enjeux sur les questions d’identité de genre et d’orientation sexuelles en essayant de déconstruire un certain nombre de préjugés qui peuvent exister et de préconçus qu’on nous a inculqués tout au long de notre vie. Par ailleurs, bien que réunies sous l’appellation LGBTQIA+ (nous verront ce que l’acronyme veut dire plus tard), les questions de genre et d’orientation sexuelle n’ont pas les mêmes ressorts, ni les mêmes besoins, ni les mêmes combats. C’est un chapeau global qui va entourer tout ce qui n’est ni hétérosexuel, ni cisgenre. Ces oppressions sont aussi en lien avec le patriarcat qui nourrit les distinctions de genres et la prétendue « complémentarité » entre les genres.

Cet acronyme recouvre énormément d’identités différentes : de genre, des orientations sexuelles… Elles ont ceci en commun c’est que toutes ces identités sont considérées comme anormale, voire inexistantes, et que l’on va attribuer à priori une identité aux gens : être hétéro et être cis. Ce qui signifie qu’en plus de devoir se battre pour leur droit, ces identités vont devoir se battre pour exister simplement et être reconnues et ce qui signifie que l’on peut ne pas comprendre son identité de genre, ou son orientation sexuelle si on déroge de la règle, parce qu’on ne nous en présente pas d’autre durant notre construction et notre éducation.

Il faut sortir des grands sentiments lorsque l’on parle de lutte contre les discriminations : pas de « on est tou-te-s humain-e-s c’est le plus important », « moi je ne vois pas de différence »… il ne s’agit pas de comprendre un ressenti individuel, mais bien l’organisation sociétal qui induit les dominations et comment est-ce que les individus hétérosexuel et cisgenre vont participer à cette domination. C’est un deal que l’on va faire pour cette formation : nous allons essayer d’être le plus clairs possible pour faire passer les différentes notions mais en échange durant toute la durée de cette formation, vous allez mettre tous vos préconçus de côté, car notre société est baignée dans l’hétéronormativité et le cissexisme et que les combats pour lutter contre sont récents, et encore plus dans l’UNEF.

Nous allons donc avoir une formation en quatre parties

 

I/ L’hétéronormativité : où nous allons déconstruire le système de domination sur l’orientation sexuelle

II/ Le cissexisme : où nous allons déconstruire le système de domination sur l’assignation de genre

III/ L’histoire et les combats actuel : pour vous donner des bases de pourquoi ce combat est important et qu’il faut continuer à le mener

IV/ Les combats à mener et comment les mener : à la fois en tant que syndicaliste, à la fois dans le syndicat mais aussi comme individu.

 

 

I/ L’hétéronormativité

 

Cette première partie va avoir pour vocation de revenir sur les questions d’orientation sexuelle et notamment sur le système de domination qui en découle : l’hétéronormativité.

 

(Écrire au tableau) L’hétéronormativité, c’est la construction culturelle et sociale que l’hétérosexualité est la norme.

 

On va détailler chacun des termes un par un.

 

L’hétérosexualité c’est tout simplement des relations amoureuses et sexuelles entre un homme et une femme. Or ce n’est pas la seule orientation sexuelle qui existe : on l’oppose généralement à l’homosexualité, qu’on simplifiera entre les Lesbiennes (femmes qui aiment les femmes) et les gays (hommes qui aiment les hommes), mais aussi les bi (être attiré par deux genres ou plus) et l’asexualité et aromantisme (ne pas avoir d’attirance sexuelle et/ou romantique). Et ce ne sont que des exemples, la sexualité est un spectre très large, très nuancé. (Compléter l’acronyme durant la partie Lesbienne Gay Bi et Asexuel-le/Aromantique)

La construction culturelle et sociale c’est tout simplement dire qu’à la fois l’orientation sexuelle dominante, mais aussi la perception des autres orientations sexuelles n’est pas naturelle, mais un construit social et culturel.

 

Pour commencer par l’aspect naturel, un préalable les relations entre individus du même sexe sont courantes dans le monde animal : chez des oiseaux (notamment les manchots qui peuvent former des couples du même sexe qui vont « adopter » des cailloux comme œufs), chez les chiens, les bisons, les bonobos… les relations bi ou homo étant naturelles, le considérer autrement est bien un produit des sociétés humaines qui culturellement le considèrent comme « anormal ».

 

Pour l’aspect culturel, l’histoire permet de se rendre compte que la perception change en fonction de l’histoire et de l »espace géographique : un exemple dans la grèce antique les relations entre guerriers d’un même corps militaire pouvaient être encouragées car on pensait que des relations amoureuses les rendait meilleurs au combat. Cependant, l’homosexualité n’était pas considérée comme une sexualité « normale » pour autant : c’était des relations très codifiées qui ne devaient pas avoir lieu en dehors des cadres établis.

 

Cela signifie que l’on est construit pour percevoir les choses de cette manière et ce depuis notre petite enfance : un exemple on raconte à presque tous les enfants des contes. Ces contes se terminent souvent de la même manière : un prince, une princesse « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant ». Durant toute notre enfance, il est rare que l’on soit confronté une seule fois à un modèle familial différent dans les produits culturels que l’on peut nous donner. Il est attendu, et on attend de nous même que « quand on sera grand-e-s » on soit amoureux-se-s d’une personne d’un autre sexe que le nôtre.

 

Enfin la norme : quand il y a création de norme cela signifie qu’il existe une transgression à la norme, et que celui qui la transgresse devient a-normal, en dehors de la norme. Cela a deux conséquence : une première conséquence qui est que de base on va considérer que la personne en face de nous correspond à cette norme : par conséquent, il y a une nécessité, si l’on veut assumer son identité de devoir l’affirmer et la réaffirmer en permanence, au risque d’être sinon invisibilisé et de ne pas exister.

La deuxième conséquence c’est que lorsqu’il y a transgression de la norme, il y a des réponses violentes qui peuvent se mettre en place : l’homophobie, la lesbophobie, la biphobie… qui peut aussi être intégrée. Cela conduit à du mal être, des doutes, des suicides, mais aussi des insultes, des violences, des meurtres…

 

C’est donc cela l’hétéronormativité qui nous a été inculquée. Et qui a des conséquences directes, et permanentes sur notre perception des choses : dans un film lorsque nous voyons un personnage féminin et masculin qui se regardent un peu trop, on attend d’eux qu’ils finissent ensemble dans une romance, deux personnages masculins, ce sera une bromance. C’est un simple exemple mais qui montre que cette perception se cache partout. Cette hétéronormativité signifie que les hétérosexuel-le-s sont plus représenté-e-s, mieux représenté-e-s, peuvent vivre leur orientation sexuelle sans se poser de question ni craindre quoique ce soit, ce qui est interdit aux autres.

 

Nous allons maintenant voir l’autre système de domination qui agit sur la question des identités de genre.

 

II/ Le cissexisme

 

(écrire au tableau) : « Le cissexisme c’est la constuction culturelle et sociale qui considèrent qu’être cis, que qu’on se reconnaisse dans le genre qui nous a été assigné à la naissance en fonction de notre sexe, est la norme. »

 

De la même manière que précédemment, nous allons détailler chaque terme un par un.

Cis a été déjà détaillé afin de pouvoir faire apparaître les termes « sexe » et « genre ».

Le sexe : c’est l’ensemble des attributs sexuels primaires et secondaire de manière large selon lesquels il est déterminé que nous sommes mâle ou femelle.

Alors ça semble simple à priori, mais c’est plus compliqué que ça n’en a l’air : tout simplement parce qu’il y a tout un tas de critères qui entrent en jeu : les chromosomes, les hormones, les gonades… Par exemple, il est tout à fait possible d’avoir un utérus et d’avoir des chromosomes XY, tout comme il est possible d’avoir un pénis et d’avoir des chromosomes XX. La première difficulté se pose : est-ce que du coup on tient compte des chromosomes ou des attributs sexuels, ou des hormones pour déterminer le sexe du personne ?

Cette question n’attend pas de réponse, mais permet de déconstruire le biologique comme science sûre qui peut régir le social, car c’est ce qui se passe et c’est ce qui est utilisé pour justifier l’existence du genre. La science aussi se base sur des apriori culturels.

 

Par ailleurs, je pense que de prime abords si je vous demande combien de sexe il existe vous allez me répondre « 2 » En fait non : certaines personnes peuvent naître avec des attributs sexuels mélés : c’est ce qu’on appelle les intersexe : (attention ne pas dire hermaphrodite ça c’est pour les escargots) (écrire Intersexe dans l’acronyme). Cette question pose alors la question du genre : quel genre va être attribué à une personne ayant des attributs sexuels mâle et femelle vu que dans nos sociétés genre et sexe doivent être liés? Encore une fois pas de réponse attendue, juste montrer que les choses ne sont pas aussi simples que ce qu’on nous apprend.

Par ailleurs pour que vous le sachiez, les personnes intersexes sont opérées dès la naissance pour que leur attributs sexuels correspondent aux normes attendues. C’est donc un coup de bistouri qui va décider du sexe et du genre assigné de la personne, encore une fois, le comportement n’est pas déterminé parce qu’on aurait entre les jambes.

 

Le genre : si le sexe est à priori scientifique, le genre est son pendant culturel et construit social. Le genre c’est les clichés et a prioris qui disent que lorsque l’on a un vagin on est une femme gentille, douce, patiente… et que lorsque l’on a un pénis on est un homme fort et drôle. C’est un construit social (oui comme tout le reste), ce qui signifie qu’on nous apprend à nous comporter en fonction de ce qui est attendu de notre genre : par l’éducation, les jouets…

Il arrive qu’il y ai « match » entre le genre qui nous a été attribué et notre identité : c’est ce qu’on appelle être « cis » : ça ne signifie pas qu’être cis c’est correspondre à l’ensemble des clichés qui sont attribué à notre genre : on peut performer ou transgresser notre genre, et quand même se reconnaître dedans. Et il arrive aussi qu’il n’y ai pas « match » c’est ce qui n’est pas cis, entre autre trans (écrire Trans pour finir l’acronyme). Ça signifie qu’on ne cherche pas à performer notre genre, tout simplement parce qu’on ne se reconnaît pas dedans.

 

Et encore une fois qui dit construction sociale dit norme : avec les mêmes conséquences que pour l’hétéronormativité : on assigne une identité apriori aux gens, donc il faut 1) assumer cette identité et la réaffirmer et 2) si on le fait subir de plein fouet la transphobie qui a les mêmes conséquences que l’hétéronormativité.

En gros, les personnes subissant l’hétéronormativité et/ou le cissexisme sont contraint-e-s à deux choix : cacher son identité et vivre sous une identité autre en se forçant ou s’assumer, se montrer et risque pour son quotidien et c’est ça le lien qui existe entre ces deux systèmes d’oppressions.

 

 

III/ Historique des luttes et conséquences actuelles

 

  1. A) Historique

 

L’histoire des mouvements LGBT+ est très récente malgré une homophobie et une transphobie très ancienne et ancrées dans nos sociétés. En effet, cela fait près de 1500 ans que notre société est basée en grande partie sur l’ancien et le nouveau testament qui ancrent l’homosexualité comme une abbération : Sodome et Gomorrhe sont un des mythes fondateurs de la culture judéo-chrétienne : soit Dieu qui aurait détruit ces deux villes parce que les hommes pratiquaient la sodomie.

 

Par conséquent, notre histoire a été marquée d’homophobie, renforcée dans la période moderne. Dans l’histoire récente, la seconde guerre mondiale a vu l’arrestation de 50 000 et 100 000 hommes soupçonnés d’homosexualité, bien que la reconnaissance de cela a pris du temps. De manière plus quotidienne, la majorité sexuelle était différente pour les relations hétérosexuelles (15 ans) et homosexuelles (21 ans), en 1960 une loi a été votée considérant que c’était une « atteinte à la pudeur…).. Cependant, jusqu’à la fin des années 60, les mouvements LGBT n’étaient pas encore institutionnalisés.

 

Il est souvent considéré que la date de « création » du mouvement LGBT a pour pierre angulaire le 22 juin 1969 lors des emeutes de Stonewall. Il était courant aux USA dans les années 60 que des descentes de police soient faites dans les bar gays entraînant des violences et des arrestation. C’est ce qu’il s’est passé à Stonewall Inn, situé a Greenwich Village à New York, mais qui a été considéré alors comme « la descente de trop ». 5 jours d’emeutes suivirent dans la ville. Peu après ces évènements, le quartier tout entier commença à s’organiser pour permettre aux Lesbiennes, Gays, Bi et Trans d’avoir des espaces protégés et quelques mois après naissaient les premières assocaitions LGBT.

 

C’est en commémoration de ces évènements que les Gay Pride commencèrent à s’organiser dès l’année d’après. L’objectif de ces manifestation était à la fois de revendiquer l’égalité des droits, mais aussi de pouvoir aussi vivre leurs identités si pas avec fierté au moins normalement.

 

En france, les premières associations naissent an 1970, mais il faudra attendre 1977 pour que la première marche LGBT se tienne et 1979 pour avoir la première Gay Pride. Le terme a évolué depuis, et l’on parle de marche des fiertés : ce n’est pas uniquement la fierté « gay » mais de toutes les identités.

 

Les choses commencent à évoluter en 1981, Mitterand est le première candidat à la présidentielle à dire que l’homosexualité ne devait plus être un délit. La même année, après son élection, l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie mentale et c’est un an plus tard que l’homosexualité est dépénalisée.

A partir de là un certain nombre d’avancées se mettent en place : en 84 le parlement européen considère que la discrimination à cause de l’orientation sexuelle est un délit, en 1992, l’homosexualité n’est plus considéré comme une maladie mentale par l’OMS, le PACS se met en place en 99, en 2004 l’orientation sexuelle fait partie des discriminations prohibées par la loi, en 2013 le mariage pour tous est mis en place après 6 mois de mobilisation face à la « manif pour tous ». Concernant les personnes Trans, il faudra attendre 2010 pour que la France reconnaisse que ce n’est pas une maladie mentale… et c’est le premier pays à le faire alors même que le premier changement d’état civil pour une personne Trans a eu lieu en 1992 en France. L’OMS considère toujours que c’est toujours une maladie mentale.

 

Il n’y a pas un « hasard » qui ferait qu’en même temps que les associations LGBTQIA+ apparaissent, des droits tombent comme par magie : c’est bien les combats qui ont étés menés qui ont permis ces victoires et ces avancées.

Par ailleurs, le premier combat qui a été mené, c’est celui d’exister en tant que tel : en ne se faisant pas identifier comme « malade mental », en étant (un peu plus) visible…

 

  1. B) Perspectives et actuellement

 

Cependant, ces droits ne sont pas immuables : à la fois parce qu’il y a eu des tentatives pas si vieilles de faire reculer ces droits: en 1991 le sénat a purement et simplement tenter de recriminaliser l’homosexualité et mais aussi parce que des épisodes comme celui de la manif pour tous font remonter les pics de violences envers les personnes LGBT en 2013 à SOS Homophobie a reçu cette année là 3500 témoignages soit près de 10 par jours.

 

En 2015 il y a eu 1300 témoignages reçus par SOS homophobie (on peut imaginer que toutes n’ont pas étés rapportées à l’association), 69 % de ces témoignages concernaient des moins de 18ans. Par ailleurs, les actes violents concertaient 14 % des témoignages, contre 8 % en 2014 et 50 % de ces agressions concernaient des moins de 24 ans.

 

Et ça c’est pour la France. Aujourd’hui il y a encore 72 états où les personnes LGBT risquent la prison, la torture, les travaux forcés… Sur ces 72 états, 10 appliquent des peines de mort.

A l’inverse, seuls 19 états ont légalisé le mariage entre personnes du même sexe, plus deux pays où le mariage pour tou-te-s n’est pas légalisé sur l’ensemble du territoire. Il y a 3 fois plus d’état qui considèrent qu’être LGBT est un crime que ceux qui considèrent qu’ils et elles sont le droit de se marier (sans parler de l’adoption).

 

Cette hétéronormativité et ce cissexisme ont des conséquences réelles sur les individus :

  • 30% des homosexuel-le-s de moins de 25 ans penserait à se suicider
  • 20% des personnes trans ont déjà fait une tentative de suicide, 60% sont en dépression, 15% ont déjà eu des ITT suite à une agression…

 

Cela induit aussi de l’autocensure, des difficultés à avoir une sexualité et des relations amoureuses facilement, peut induire des ruptures familiales…

 

Par ailleurs, une des difficultés des combats LGBTQIA+ vient de l’invisibilisation : que ce soit dans les médias ou dans l’histoire les personnes LBGTQIA+ on tendance à être oubliées, invisibilisées voir considérées hétéro-cis. Cela induit un manque de représentation très fort et est un des outils de domination de l’hétéro-cis-normativité.

 

Les combats ne sont donc pas terminés, ne serait-ce que parce que les droits ne sont pas forcéments acquis pour toujours et c’est là que nous avons un rôle à jouer.

 

III/ Les combats à mener

 

  1. A) Batailles syndicales

A votre avis quels types de batailles peuvent être menées ?

 

Batailles culturelles : organiser des conférences, des événements, participer aux journées mondiales, aux marches des fiertés

 

Batailles syndicales : pour gagner de nouveaux droits :

 

-mettre en place une commission contre les LGBTQIA+ phobies par exemple,

 

-demander à ce que des journées de sensibilisation soient mises en place,

 

-mettre en place des permanences sur ces sujets là, faire une veille des tags/agressions/discours LGBTQIA+ phobes sur l’université.

 

-demander à permettre aux étudiant-e-s qui le souhaitent de pouvoir changer de prénom sur les mails/listes d’appels/carte étudiante

 

-que les universités ne demandent pas le sexe lors des inscriptions ou qu’il soit possible de choisir son sexe

 

– que la communication des universités soient plus inclusives

 

-demander la mise en place de toilettes neutres sur les sites universitaires : les toilettes sont un endroit dangereux pour les personnes trans : elles peuvent se faire refuser l’accès, se faire insulter… et c’est aussi une violence pour les personnes non binaires de devoir choisir entre deux genres dans lesquels elles ne se reconnaissent pas. Il est possible de faire coexiste des toilettes neutres et des toilettes pour femmes pour que les femmes gardent un espace safe aussi.

 

  1. B) En Interne

Il faut s’assurer en interne que les personnes LGBTQIA+ aient des espaces safe et que les camarades soient cosncientisés sur ces sujets : passe par des formations notamment, une attention à porter sur les discriminations, vérifier le recrutement (si que hétéro-cis des questions à se poser), sur la mise en responsabilité, ne pas hésiter à demander aux concerné-e-s si ils et elles trouvent le cadre safe ou non.

 

Comment être un-e bon-ne allié-e ?

Nous l’avons vu lors de la formation, notre société est hétéronormée et cissexiste, cela signifie que les cisgenres et hétéro sont dominant-e-s dans la société et qu’il faut lutter de manière consciente contre cette domination pour réussir à agir dessus. Cela signifie des efforts qui vont devoir être faits pour corriger les actions LGBTQIA+phobes qui peuvent être faites.

 

  • Ecouter le ressenti et ne pas le remettre en question en effet, lorsque quelq’un-e dénonce une oppression subie, la nier revient à dire que vous savez mieux qu’elle ce qui est LGBTQIA+phobe ou non. Pourtant vous n’en êtes pas victime au quotidien. C’est comme si vous n’aviez jamais mangé de chocolat et que vous affirmiez dur comme fer que le Nutella n’avait pas le goût de chocolat ! Blague à part accepter le ressenti d’une personne victime de hétérocissexisme c’est donc la première chose à faire pour être un-e bon-ne allié-e

 

  • Accepter les remarques qui sont faites et en prendre compte pour changer son comportement : tout le monde peut être oppressant-e, il faut l’accepter et en tenir compte lorsqu’on nous

 

  • Ne pas se poser en meilleur-e expert-e : relayer la voix des opprimé-e-s plutôt que se l’approprier

 

  • Ne pas laisser passer des commentaires hétérocissexistes et régir lorsque l’on voit des agressions et micro-agressions

 

  • Ne pas présumer de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle de quelqu’un

 

  • Ne pas propager de rumeurs : cela pourrait conduire à un outing involontaire de votre part

 

  • Ne pas outer : l’outing est une question très personnelle qui demande du temps et du courage, c’est la sécurité de la personne qui est en jeu donc même à son journal intime on oute personne.

 

  • Ne pas mégenrer et morinommer : ce n’est rien pour vous, mais c’est une micro-agressions qui est faite à chaque fois que le mauvais genre/nom n’est pas utilisé. Au contraire, utiliser le bon pronom est quelque chose de validant. Ne pas dire « c’est difficile d’utiliser le bon pronom », s’excuser quand on se trompe et faire attention.

 

  • Ne pas poser de questions sur les pratiques sexuelles « Qui fait la femme ? » ou sur les opérations qui auraient étés subies même si ça vous brûle la langue. Si la personne a envie de vous en parler elle le fera.

 

  • NE PAS FAIRE DE BLAGUES NI UTILISER D’INSULTES LGBTPHOBES

 

Ce ne sont que des exemples, dans tous les cas, la règle est d’écouter et de prendre en compte les remarques qui peuvent être faites.