En mars les jeunes toujours mobilisé-e-s pour leur avenir !

Depuis le 5 décembre, partout en France, les jeunes sont mobilisé•e•s pour refuser la réforme des retraites et la précarité à vie qu’elle impose. Malgré un mouvement interprofessionnel historique qui a fait descendre des millions de personnes dans la rue, le gouvernement maintient sa réforme et répond par la répression policière aux travailleur•se•s, étudiant•e•s, lycéen•ne•s, manifestant•e•s…

Les jeunes sont les principaux concerné•e•s par les politiques libérales du gouvernement, notre génération connaît la précarité toute au long de sa vie : entre la précarité pendant les études, dans l’insertion professionnelle et un taux de chômage particulièrement élevé celle-ci matrice tout notre parcours. Cette réforme des retraites nous promet d’aggraver cette précarité à vie, en nous faisant travailler plus longtemps pour gagner moins d’argent.

De plus les femmes et personnes assignées femmes subissent des inégalités tout au long de leur vie et cela commence par la précarité menstruelle et les inégalités de salaires. Or contrairement aux affirmations du gouvernement, les femmes ne seront pas gagnantes de cette réforme !

Ce projet qui prendra en compte toute la carrière, ne permettra plus de neutraliser les périodes de temps partiel, le chômage ou les interruptions pour prendre en charge les enfants et les personnes dépendantes, rôle qui repose trop souvent sur les femmes. Cela aura pour conséquence d’augmenter les écarts de pension déjà grands entre les femmes et les hommes.

Enfin notre situation a été aggravée par les dernières réformes du gouvernement qui ciblent particulièrement les jeunes, avec la réforme de l’assurance chômage, la réforme des APL, la sélection puis la mises en concurrence entre les établissements avec la réforme du baccalauréat et les E3C. En ce sens, le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) au lieu d’améliorer les conditions de recherche risque de renforcer la concurrence entre les laboratoires et de précariser les chercheur•se•s.

Dans un contexte de crises multiples : sociale, écologique, démocratique, nous refusons d’être la génération sacrifiée, nous appelons à amplifier la mobilisation pour soutenir la lutte des grandes gagnantes le 8 mars, puis toutes et tous ensemble le 31 mars contre la précarité à vie et la réforme des retraites.

Signataires :

Union Nationale des Etudiants de France, Union Nationale Lycéenne, Mouvement National des Lycéens,

Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne, Union des Etudiants Communistes,

Jeunes Génération•s, Jeunes Communistes, Jeunes Socialistes, Jeunes Ecologistes, Jeunes Insoumis-es.