Les jeunes veulent un avenir respirable : mobilisons-nous le 13 mars pour le climat !

Le vendredi 13 mars aura lieu la journée mondiale de grève pour le climat, cette journée s’inscrit dans un contexte où les étudiant·e·s, les jeunes seront les premier·ères touché·e·s par les effets du dérèglement climatique dans nos sociétés. Dans un contexte où la parole des femmes ne cesse de se libérer, les politiques publiques mise en œuvre, elles, continuent de précariser les femmes et renforcent les inégalités de genre.

Une réforme des retraites anti-écologique qui aggrave la précarité future des étudiant·e·s

Alors que le gouvernement a décidé le passage en force pour sa réforme des retraites à l’assemblée nationale avec une adoption du texte par l’article 49-3, et contrairement à ce qu’il soutient, cette réforme n’est pas faîte « pour les jeunes ».

La réforme des retraites va aggraver les choses puisque l’ensemble de la carrière sera pris en compte et non les 25 meilleures années. Ainsi, les jeunes dont l’entrée dans le monde du travail est de plus en plus difficile et qui cumulent des jobs sous-payés durant leurs études verront leurs pensions d’autant plus baisser. Précariser d’avantage les jeunes dans le futur en les travailler plus longtemps, c’est les fragiliser d’autant plus dérèglement climatiques dont iels seront les premières victimes.

Précarité des étudiant·e·s : la précarité énergétique doit prendre fin !

La précarité des femmes au moment de la retraite que nous impose le gouvernement est déjà une réalité aujourd’hui pour les étudiantes. En effet si la précarité étudiante ne cesse d’augmenter, celle des étudiantes est d’autant plus forte. Une étudiante dépense en moyenne par an 529,32 euros[1] de plus qu’un étudiant. La taxe « rose », les dépenses supplémentaires de santé (gynécologue, contraception reposant souvent sur les femmes), les protections périodiques ou encore les stéréotypes sexistes qui amènent les femmes à consommer plus (maquillage etc..) pèsent lourd dans le porte-monnaie des étudiantes. Il y a urgence à lutter contre la précarité spécifique des femmes et à faire reculer la précarité menstruelle. Plus aucun·e étudiant·e·s ne doit louper les cours à cause de ses règles !

Enclencher la transition écologique dans l’enseignement supérieur : il y a urgence !

Nos établissements ont aussi une responsabilité dans la prise de conscience de collective des enjeux écologiques et la nécessité d’une transition profonde passant par l’enseignement et la recherche publique. L’enseignement supérieur doit jouer un rôle clef dans la lutte contre le dérèglement climatique, tout d’abord par la formation de toute une génération afin de prendre conscience de l’impact de nos modes de vie et de production sur la planète.

L’UNEF revendique :

  • La généralisation de la gratuité des transports en commun dans l’ensemble des villes universitaires
  • La rénovation thermique de l’ensemble des bâtiments universitaires
  • La mise en place effective de bilan carbone dans les universités
  • L’intégration de modules d’études sur les enjeux écologiques dans les formations