Être étudiant étranger en France, c’est être un suspect par nature aux yeux du gouvernement. Depuis plusieurs années, le nombre de démarches administratives, de demandes de justificatifs ou encore le coût financier d’une demande de visa n’ont cessé d’augmenter. La circulaire du 31 mai qui empêche les jeunes diplômés étrangers de travailler en France s’ajoute à la longue liste des discriminations qui jalonne le parcours universitaire de ces étudiants. Ils sont nos camarades d’amphis, de révisions, nos voisins de cités-u, ils passent les mêmes examens que nous mais restent, aux yeux de l’Etat des clandestins en puissance qu’il faut surveiller plutôt que des étudiants qu’il faut soutenir dans l’accès à un diplôme. A l’arsenal législatif qui les obligent à pointer tous les ans à la préfecture...