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Elus étudiants

Habilitations des diplômes: le rôle des élus étudiants

Habilitations 2008 : Le contenu des diplômes des universités des vagues B et C vont être redéfinis. Les élus doivent se battre pour obtenir des avancées pour les droits des étudiants. 

Habilitation des diplômes : les avancés du plan licence
 
Tous les quatre ans les universités doivent renouveler l'ensemble de leur offre de formation en vue de l'habilitation par le ministère. Ce renouvellement des maquettes de diplômes doit être l'occasion pour les élus étudiants de gagner des droits pour les étudiants et obtenir des avancées en matière de pédagogie. Ce renouvellement se fait par vague. Cette année, ce sont les établissements de la vague B et C qui sont concernés. La circulaire habilitation de septembre 2007, qui rassemble les recommandations du ministère, et la mise en place du plan licence constituent deux leviers dont les élus étudiants doivent se saisir. Différents points doivent attirer l’attention des élus lors des débats.
 
Obtenir des garanties sur les modalités de contrôle des connaissances (MCC)
 
Suite à la mobilisation du premier semestre, les élus « UNEF et associations étudiantes » ont obtenu la mise en place d'une réglementation nationale des MCC. Dans l'attente des conclusions du groupe de travail mis en place à cette occasion, le travail des élus, université par université, doit permettre la mise en place d'une réglementation des examens harmonisant les MCC sur chaque université. Différents droits sont à défendre :
 
La compensation annuelle
La compensation semestrielle des notes est garantie en Licence, mais il faut s'assurer que la compensation soit effective sur l'ensemble de l'année pour qu'un étudiant qui progresse entre deux semestres ne soit pas lésé.
Les notes éliminatoires
Les textes LMD de 2002 permettent aux universités de mettre en place des notes éliminatoires. Il faut absolument se battre contre leur mise en place car elles privilégient une évaluation fondée sur une simple somme de matières et non sur une capacité globale de l'étudiant. Les coefficients sont les meilleurs outils garantissant un niveau minimum dans les UE fondamentales.
La seconde session d'examen
De nombreuses universités remettent en cause le droit des étudiants à une seconde chance. L'existence de secondes sessions d'examens est garantie par les textes LMD, un délai de deux mois minimum doit être respecté entre la première session et la seconde session. Ce délai doit permettre à l'université de mettre en place des dispositifs de rattrapage et de soutien pédagogique.
Empêcher la sélection à l'entrée du master
Pour empêcher toute forme de sélection en M1, qui constituerait un recul considérable des acquis étudiants, il faut s’appuyer sur l’arrêté master qui prévoit l’accès de droit du titulaire de licence en M1. L’arrêté master n’est pas très bien rédigé car il parle d’accès de droit pour les titulaires d’une licence du « même domaine ». Il est donc nécessaire de se battre pour que les domaines de licence et de master aient les mêmes noms.
 
Améliorer la pédagogie grâce au plan licence
 
En décembre 2007 la ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a annoncée la mise en place du plan pour la réussite en licence. Cette annonce s'est traduite par le déblocage de 30 millions d'euros pour 2008 et d’un document d'orientation. Cette victoire doit se traduire par des avancées dans les maquettes de diplôme.
 
Une augmentation du volume horaire
Toutes les filières doivent garantir 20h de cours minimum par semaine. Ce volume horaire minimal doit permettre d'obtenir une augmentation de l'encadrement des étudiants et ainsi un meilleur suivi pédagogique.
20% maximum de cours en amphi en première année
L'objectif est d'individualiser la pédagogie, donc de permettre plus d'interaction entre étudiants et enseignants, ce que ne permettent pas les cours magistraux. L'objectif est donc d'augmenter le nombre d'heures de travaux dirigés et de réduire le nombre d'heures de cours en amphi. Un maximum de 20% de cours en amphi en première année et 40% en troisième doit être garanti. De même le nombre d'étudiants par groupe de TD ne doit pas excéder 25.
Développer la pluridisciplinarité
Pour permettre une orientation progressive des étudiants et faciliter les ré-orientations, il faut développer les cours communs aux différentes filières. On peut se fixer comme objectif d'atteindre 70% de cours mutualisés et 30% de cours spécialisés en première année.
L'orientation et l'insertion professionnelle au cœur des cursus
Les débats sur les maquettes de diplôme doivent nous permettre d'y inclure la question de l'orientation et de l'insertion professionnelle par la mise en place de modules de méthodologie du travail universitaire en première année et de modules de préparation du projet personnel et professionnel. Il faut aussi que chaque cursus contienne au minimum 2h d'informatique et 3h de langues par semaine.
 
Les objectifs du plan pour la réussite en licence sont ambitieux et ont été salués par les élus « UNEF et associations étudiantes ». Encore faut-il qu’ils aient une traduction concrète dans les universités. C’est pourquoi le rôle des élus étudiants est déterminant dans la procédure d’habilitation, pour faire respecter les directives nationales.

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