Qu'est-ce que l'UNEF ?
Campagne de Octobre 2009 : Qui sera éliminé ? Défendons le service public d'enseignement supérieur !
A l’issue de son collectif national de rentrée qui a réuni les 3 et 4 octobre 2009 plus de 600 militants de toute la France, l’UNEF a lancé une campagne de rentrée sur tous les campus pour dénoncer les conséquences de l’évolution vers la « nouvelle fac » que dessine progressivement la politique universitaire de Valérie Pécresse et appelle les étudiants à défendre le service public d’enseignement supérieur.

Dans quel monde vit la Ministre ?
Cinq mois après la mobilisation dans les universités, le gouvernement estime que la rentrée est « sereine » et que les raisons du mécontentement sont derrière nous. Pire : le discours de Valérie Pécresse en cette rentrée est en décalage avec la réalité vécue par les étudiants. L’UNEF et les étudiants entendent dénoncer les contre-vérités du discours ministériel et rappeler la réalité à la ministre. Comment parler d’amélioration de l’encadrement quand les universités font face aux conséquences de la suppression des 900 suppressions de postes administratifs en cette rentrée ? Comment parler d’amélioration de notre insertion professionnelle quand rien n’est fait pour protéger les jeunes diplômés du chômage ? Comment peut-on parler de coût de la vie étudiante « à la baisse » et se déclarer « choqué » quand certaines universités organisent des accueils d’urgence pour les étudiants en grande précarité alors que la crise et l’insuffisance des réponses gouvernementales augmentent la précarité étudiante ?
Les étudiants exigent une autre université
Le gouvernement fragilise l’université publique et mène une politique de régression universitaire qu’il est urgent d’enrayer. La « nouvelle fac » que construit Valérie Pécresse tourne le dos à la réussite de tous et ne permettra pas de relever les défis de la démocratisation de l’enseignement supérieur, alors que la baisse tendancielle du nombre de jeunes poursuivant des études supérieures se poursuit en cette rentrée. Dans un contexte où les jeunes subissent de plein fouet les conséquences de la crise, renforcer l’accès des jeunes à une qualification protectrice sur le marché du travail est un impératif absolu. Pour préparer l'après-crise, notre pays a besoin de jeunes plus qualifiés pour répondre aux besoins d’emploi de demain.
Pour relever ce défi de la démocratisation de l’accès au diplôme, la politique universitaire ne doit pas avoir pour objectif de tirer quelques établissements du lot, mais bien d’emmener l’ensemble vers l’excellence. Et l’Etat doit pour cela assumer ses responsabilités en renforçant le service public, seul garant de l’égalité entre étudiants et entre universités. Qui peut croire que les universités autonomes vont spontanément relever le défi de la démocratisation, alors même que la course à la concurrence internationale les conduit à réserver l’essentiel de leurs moyens à quelques formations élitistes et à délaisser les 1ers cycles ? Une politique universitaire n’est pas l’addition des politiques d’établissements.
Contre la concurrence entre universités, l’UNEF exige l’égalité des droits par :
un débat national sur l’aménagement du territoire et l’avenir des universités de proximité, fragilisées par le gigantisme universitaire au cœur de l’autonomie
la remise à plat de la réforme de l’allocation des moyens pour assurer aux universités un financement en fonction des besoins et non de leurs « performances »
la mise en place d’un cadrage national des diplômes (intitulés, droits étudiants, contenu)
Face au chômage, l’UNEF exige des diplômes de qualité reconnus sur le marché de l’emploi par :
un plan pluriannuel de recrutements de 2500 enseignants et 2500 personnels administratifs par an pendant 5 ans pour améliorer l’encadrement et lutter contre l’échec en 1er cycle
25 heures de cours hebdomadaires minimum dans toutes les filières
la reconnaissance des qualifications dans les conventions collectives, pour rompre avec la déqualification et le bizutage social qui frappe les jeunes diplômés
la mise en place d’une aide à la recherche du 1er emploi, pour sécuriser socialement la période d’insertion professionnelle des jeunes diplômés
Contre la précarité, l’UNEF exige des moyens pour étudier :
le vote des crédits nécessaires dès le budget 2010 à la mise en place du 10ème mois de bourse obtenu par l’UNEF
une programmation pluriannuel des moyens et la mobilisation du foncier disponible afin de rattraper le retard et d’aller au delà des 5000 nouvelles constructions annuelles de logements étudiants pour tenir les objectifs du plan Anciaux pour 2014
L’UNEF appel les étudiants à signer la lettre ouverte à Valérie Pécresse.
A lire aussi
- Campagne CROUS 2010 : un statut social pour tous !
- Campagne étudiant étranger 2009/2010 : régularisation des étudiants sans-papier !
- Retrait du Contrat Première Embauche
- > Octobre 2005: campagne pour un nouveau plan social étudiant
- > Avril 2005: l'UNEF se prononce pour le rejet de la constitution
- > Fevrier 2005: LMD, Fillon doit revoir sa copie
- > Novembre 2004: un statut social pour tous les étudiants
- > Octobre 2004: Campagne sur le budget de l'enseignement supérieur
- > Mars 2004 : Sauver la Recherche

