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	<title>UNEF</title>
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	<description>Le syndicat étudiant</description>
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		<title>Les étudiants se joignent à la mobilisation du 29 février pour faire barrage aux politiques d’austérité</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Feb 2012 17:08:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisations]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis le début de la crise économique, les étudiants ont vu leurs conditions de vie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis le début de la crise économique, les étudiants ont vu leurs conditions de vie se dégrader à grande vitesse. D’un côté l’augmentation continue du coût de la vie, accélérée par deux plans de rigueur successifs, ainsi que la hausse des dépenses obligatoires pour les étudiants ont renchérit le coût d’une année d’étude dans le supérieur. De l’autre, l’obsolescence du système d’aides sociales cumulée aux difficultés des familles prive les étudiants des ressources indispensables pour surmonter la crise.</p>
<p>Explosion du phénomène de salariat étudiant (68% selon l’OVE), part croissante de jeunes vivants sous le seuil de pauvreté (20% selon le secours catholique), difficultés croissantes à accéder au logement et aux soins : la France n’offre aujourd’hui pas les garanties sociales pour une vie décente à ses jeunes.</p>
<p><strong>L’UNEF s’opposera à tout « effort supplémentaire » demandé aux jeunes</strong></p>
<p>Dans un tel contexte, il est insupportable pour les étudiants qui vivent ces difficultés au quotidien d’entendre dire qu’il faudra encore se serrer la ceinture. Alors que le diplôme est une arme indispensable pour ne pas se retrouver démuni face au chômage de masse, tout effort supplémentaire éloignera durablement des centaines de milliers de jeunes de l’enseignement supérieur.</p>
<p>En particulier l’annonce de l’instauration d’une nouvelle augmentation de la TVA à la fin de l’année 2012 va pénaliser en premier lieu les jeunes. En effet, l’augmentation des prix va peser sur des porte-monnaie déjà vides alors qu’aucune nouvelle ressource ne viendra compenser cette perte. Ce n’est pas aux jeunes de financer le retour du AAA !</p>
<p><strong>Nous voulons un débat public, pas des menaces !</strong></p>
<p>Faute de pouvoir convaincre, le gouvernement promet un naufrage à quiconque ne souscrira pas aux exigences européennes concernant la gestion des comptes publics. C’est ainsi que nous est présenté le traité que le chef de l’Etat s’apprête à signer et qui va ériger en règle européenne le calvaire vécu aujourd’hui par les jeunes grecs ou les jeunes espagnols. L’UNEF dénonce cette politique autoritaire alors que le coût financier de l’échec universitaire, de la précarité étudiante et du manque de jeunes diplômés ne sont jamais pris en compte. L’austérité c’est plus de jeunes exclus de toute formation, plus de jeunes obligés de se tourner vers le marché du travail sans diplôme et finalement moins de travailleurs qualifiés en France.</p>
<p><strong>La vraie rupture avec la crise, c’est une allocation d’autonomie pour tous les jeunes</strong></p>
<p>Des alternatives existent pourtant. Des milliards d’euros sont perdus chaque année en politiques d’incitation fiscales qui n’ont pourtant jamais fait leur preuve en terme de baisse du chômage. Les deniers publics doivent d’abord et avant tout servir à faire fonctionner une société moins inégalitaire, au service des besoins de sa population.</p>
<p>L’allocation d’autonomie, qui nécessite un investissement de 10 milliards d’euros de la part de l’Etat, permettrait à l’ensemble d’une génération d’accéder à des qualifications de haut niveau, de libérer les énergies et de porter un nouveau modèle de croissance. Notre pays fait-il si peu confiance à sa jeunesse, qu’il préfère proposer des effets d’aubaine aux entreprises sans résultat, plutôt que de donner aux jeunes de quoi se former décemment ?</p>
<p><strong>Laissez nous décider de notre avenir!</strong></p>
<p>Les jeunes ne veulent plus regarder les droits sociaux s’amenuiser à mesure que les banques réclament de nouvelles garanties pour leur placement. Cette Europe n’est pas la notre, cette société n’est pas la notre, et nous n’attendrons pas que la situation soit irréversible pour le faire savoir.</p>
<p>L’UNEF appelle tous les étudiants de France à rejoindre les cortèges de mobilisation le 29 février aux côtés des salariés pour exprimer le refus de toute nouvelle mesure d’austérité.</p>
<p>Quelle que soit la majorité au pouvoir au lendemain du 6 mai, l’UNEF en lien avec les organisations étudiantes européennes fera de la lutte contre toutes les mesures d’austérité sa priorité syndicale.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Dossier de presse : Assises des étudiants étrangers &#171;&#160;Mêmes études, mêmes droits !&#160;&#187; // Vendredi 3 février 2012</title>
		<link>http://unef.fr/2012/02/01/dossier-de-presse-assises-des-etudiants-etrangers-memes-etudes-memes-droits-vendredi-3-fevrier-2012/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 10:04:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Vous trouverez sur cette page, le dossier de presse présentant les assises des étudiants étrangers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vous trouverez sur cette page, le dossier de presse présentant les assises des étudiants étrangers : <em>&laquo;&nbsp;Mêmes études, mêmes droits !&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p><span style="font-size: medium;"><strong><em>Quelle mobilisation pour changer de politique ?  </em><br />Vendredi 3 février 2012<br />à 15H30<br />Université Panthéon-Assas<br />391 rue Vaugirard &#8211; Paris 15ème<br /> M° Convention ou Porte de Versailles</strong></span></p>
<div><object id="506f2941-f8b8-e8fa-f634-29bd3f3234ab" style="width: 595px; height: 500px;" width="320" height="240" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowfullscreen" value="true" /><param name="menu" value="false" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="src" value="http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v2/IssuuReader.swf" /><param name="flashvars" value="mode=mini&amp;backgroundColor=%23222222&amp;documentId=120201100020-70283c90130848da99478ac38c516a8c" /><embed id="506f2941-f8b8-e8fa-f634-29bd3f3234ab" style="width: 595px; height: 500px;" width="320" height="240" type="application/x-shockwave-flash" src="http://static.issuu.com/webembed/viewers/style1/v2/IssuuReader.swf" allowfullscreen="true" menu="false" wmode="transparent" flashvars="mode=mini&amp;backgroundColor=%23222222&amp;documentId=120201100020-70283c90130848da99478ac38c516a8c" /></object></p>
<div style="width: 595px; text-align: left;"><a href="http://issuu.com/unef/docs/dp_assises?mode=window&amp;backgroundColor=%23222222" target="_blank">Open publication</a> &#8211; Free <a href="http://issuu.com" target="_blank">publishing</a> &#8211; <a href="http://issuu.com/search?q=assises" target="_blank">More assises</a></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Etudiants étrangers, étudiants français : mêmes études, mêmes droits !</title>
		<link>http://unef.fr/2012/02/01/etudiants-etrangers-etudiants-francais-memes-etudes-memes-droits/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:52:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Étrangers]]></category>
		<category><![CDATA[slide]]></category>

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		<description><![CDATA[Être étudiant étranger en France, c’est être un suspect par nature aux yeux du gouvernement. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Être étudiant étranger en France, c’est être un suspect par nature aux yeux du gouvernement. Depuis plusieurs années, le nombre de démarches administratives, de demandes de justificatifs ou encore le coût financier d’une demande de visa n’ont cessé d’augmenter. La circulaire du 31 mai qui empêche les jeunes diplômés étrangers de travailler en France s’ajoute à la longue liste des discriminations qui jalonne le parcours universitaire de ces étudiants.</p>
<p>Ils sont nos camarades d’amphis, de révisions, nos voisins de cités-u, ils passent les mêmes examens que nous mais restent, aux yeux de l’Etat des clandestins en puissance qu’il faut surveiller plutôt que des étudiants qu’il faut soutenir dans l’accès à un diplôme. A l’arsenal législatif qui les obligent à pointer tous les ans à la préfecture avec leur bulletin de note, aux moyens financiers qu’ils doivent justifier devant le préfet sans jamais avoir le droit aux aides sociales, s’ajoute depuis plusieurs mois un discours insupportable véhiculé notamment par le ministre de l’Intérieur, Claude Guéant.</p>
<p>Etudiants français ou étrangers, nous ne nous reconnaissons pas dans les attaques et suspicions incessantes dont ces jeunes sont la cible, sous prétexte qu’ils ne sont pas de nationalité française. Nous refusons les amalgames du gouvernement reliant la question de l’échec scolaire à celle de la nationalité. Ce discours, loin de correspondre à la réalité sert uniquement de justificatif à la mise en œuvre de politiques d’inspiration xénophobes. Nous réaffirmons que les étrangers et notamment les étudiants, sont une richesse pour le pays.</p>
<p>Nous ne pouvons regarder 1 étudiant sur 10 être discriminé sans rien dire. Pour organiser la mobilisation contre cette situation injuste, l’UNEF lance un appel sur les conditions d’accueil et de séjour des étudiants étrangers. Ce bizutage indigne de notre pays doit désormais cesser !</p>
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<div style="width: 420px; text-align: left;"><a href="http://issuu.com/unef/docs/tract_ee?mode=window&amp;backgroundColor=%23222222" target="_blank">Open publication</a> &#8211; Free <a href="http://issuu.com" target="_blank">publishing</a></div>
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		</item>
		<item>
		<title>Collectif National de l&#8217;UNEF les 4 et 5 février 2012 à Paris</title>
		<link>http://unef.fr/2012/02/01/collectif-national-de-lunef-les-1er-et-2-octobre-2011-a-paris/</link>
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		<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 09:34:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[UNEF]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce week end, l&#8217;ensemble des adhérents de l&#8217;UNEF sont appelés à se réunir en Collectif [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce week end, l&#8217;ensemble des adhérents de l&#8217;UNEF sont appelés à se réunir en Collectif National pour débattre de l’actualité universitaire et sociale. Véritable parlement de l&#8217;UNEF, le collectif national est également l&#8217;occasion de rencontrer près de 700 étudiants venus de toutes les universités, de se former mais également de participer à la construction de l&#8217;orientation du syndicat. Le CN se tiendra les 4 et 5 février prochain à Paris.</p>

<p>N'hésitez pas à utiliser le formulaire ci-dessous pour prendre contact avec nous.</p>
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                <option value="">Sélection</option>
                <option value="1">Je souhaite m’inscrire au Collectif National (1/2 octobre 2011)</option>
                <option value="2">Je souhaite contacter l’UNEF</option>
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		</item>
		<item>
		<title>Élections CROUS : Le report ne sera profitable que s’il permet une plus forte participation</title>
		<link>http://unef.fr/2012/01/31/elections-crous-le-report-ne-sera-profitable-que-s%e2%80%99il-permet-une-plus-forte-participation/</link>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 11:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les communiqués]]></category>
		<category><![CDATA[slide]]></category>

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		<description><![CDATA[Le ministère de l’enseignement supérieur a fait savoir qu’il fixait la date limite des élections [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministère de l’enseignement supérieur a fait savoir qu’il fixait la date limite des élections dans les CROUS au 31 janvier 2013, envisageant un report des élections étudiantes dans les CROUS pour le mois de novembre. L’UNEF prend acte de la décision du ministère de l’enseignement supérieur de reporter à la rentrée prochaine les élections des représentants étudiants au sein des CROUS. L’UNEF ne jugera ce report qu’en fonction des garanties apportées par le ministère de l’enseignement supérieur sur les mesures prises pour faire augmenter significativement la participation au scrutin. En particulier les dates retenues, la campagne d’information ainsi que la période sur laquelle s’étaleront les élections seront pour les étudiants des éléments déterminants.</p>
<p><strong>Le scrutin des CROUS, pierre angulaire de la démocratie étudiante</strong></p>
<p>Les élections des représentants étudiants au conseil d’administration des CROUS sont les seules élections nationales auxquelles sont appelés à voter simultanément les 2,2 millions d’étudiants de France. Véritables prud’homales étudiantes, elles définissent la représentativité des organisations étudiantes pour deux années. Première organisation étudiante, l’UNEF est arrivée en tête de tous les derniers scrutins du CROUS depuis 1996.</p>
<p><strong>Une faiblesse structurelle de la participation</strong></p>
<p>Enjeu majeur de la démocratie étudiante, les élections étudiantes au CROUS souffrent depuis plusieurs années d’une faiblesse structurelle du nombre de votants. En particulier, le format retenu dans l’organisation des deux derniers scrutins, en 2008 et en 2010 ne permettait pas de réunir toutes les conditions pour une participation massive (seuls un peu plus de 6% des étudiants avaient pu effectivement s’exprimer). En effet, la participation étudiante à des élections dépend de deux facteurs principaux. D’une part le nombre d’électeurs effectivement présents sur leur lieu d’étude au moment du scrutin, d’autre part les moyens d’information déployés par les administrations et part le ministère de l’enseignement supérieur.</p>
<p>Or la faiblesse des outils de communications mis à disposition des CROUS et des universités, la présence simultanée d’élections des représentants étudiants dans les conseils d’universités avait entrainé une confusion qui a conduit à une démobilisation électorale.</p>
<p>De plus, le choix d’un scrutin sur une semaine au printemps, à l’heure où les stages, les examens, soutenances de mémoire, épreuves de concours, vacances ou voyages d’études éloignent un nombre non négligeable d’étudiants des campus, rendaient impossible une préparation homogène sur l’ensemble des académies et avaient joué en défaveur d’une participation massive.</p>
<p><strong>Un report des élections qui doit donner un nouvel élan au scrutin</strong></p>
<p>Pour revitaliser ce temps fort de la démocratie étudiante, l’UNEF s’attache à ce que le report du scrutin se traduise par une hausse de la participation. Cet objectif doit être partagé par tous. En permettant au plus grand nombre de décider, c’est l’ensemble de la représentation étudiante qui en sortira renforcée. Ce report ne sera profitable que s’il permet aux étudiants de pouvoir s’exprimer dans les meilleures conditions possibles afin que leurs choix électoraux ne souffrent d’aucune contestation et que la démocratie étudiante bénéficie d’une légitimité renforcée.</p>
<p><strong>L’UNEF exige des garanties de la part du ministère sur l’organisation du futur scrutin</strong></p>
<p>Dans cette optique, l’UNEF fera valoir la nécessité que les élections puissent se tenir au plus tard dans la dernière semaine de novembre, avant que les périodes de révision ne commencent. De plus l’UNEF plaidera pour que la période d’élection soit étalée sur une durée permettant à chaque académie, dont les contraintes sont différentes, de choisir le jour de vote le plus propice à une large participation. Enfin, l’UNEF exigera que le ministère mette à profit le report des élections pour lancer une campagne nationale d’information afin que l’ensemble des étudiants soit informé de l’organisation prochaine des élections au sein des CROUS.</p>
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		<title>Le salariat étudiant, voilà l&#8217;ennemi</title>
		<link>http://unef.fr/2012/01/25/le-salariat-etudiant-voila-lennemi/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Jan 2012 22:20:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Tribunes]]></category>

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		<description><![CDATA[Cette tribune a été publiée le 24 janvier 2012 dans la revue Forum de Force [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette tribune a été publiée le 24 janvier 2012 dans la revue <em><strong>Forum</strong></em> de Force Ouvrière. Pour plus d&#8217;informations et lire les autres contributions, <a href="http://revueforum.fr">accédez ici au site de la revue Forum</a>. </p>
<p><p><strong><em>«J’avais vingt ans et je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie.» Paul Nizan</em></strong></p>
<p>Qu’est-ce qu’un étudiant? Rares sont ceux qui se sentiront incapables de répondre à une telle question. Mais selon le point de vue, les expériences personnelles et les centres d’intérêt, les réponses varieront du tout au tout.</p>
<p>Pour certains, la population étudiante est faite de jeunes rêveurs insouciants, vivant d’amour et d’eau fraîche en se prélassant dans la cour de la Sorbonne. Certains économistes, au contraire, démontreront que ce sont autant d’individus rationnels qui ont en commun de n’avoir d’autre épargne que leur capital hu- main et qui cherchent tous à le maximiser, choisissant la bonne orientation, ou plutôt le bon investissement. D’autres encore évoqueront avec nostalgie ces an- nées de tous les possibles, alliant le goût d’une liberté nouvelle au parfum enivrant d’un avenir encore grand ouvert.</p>
<p>Entre le fantasme passionné et la théorie hors du monde, on en revient toujours à un récit d’expériences individuelles. Comme s’il était impossible de définir collectivement la réalité sociale de ce groupe, certes hétérogène, mais partageant une même aspiration: trouver sa place dans une société d’adultes qui regarde ses jeunes avec défiance.<br />
Il y a une raison simple à cette difficulté d’appréhension de la réalité étudiante: notre société ne s’est jamais organisée pour faire de la place à ses jeunes. Aucun droit, aucun mécanisme de solidarité (à l’exception notable et précieuse du régime de Sécurité sociale étudiant), aucune reconnaissance de leur rôle dans la société. Faute d’organisation collective, chacun fait alors avec les moyens du bord. La moitié des jeunes est contrainte de renoncer à une formation et au diplôme pour gagner au plus tôt de quoi vivre, quitte à subir toute sa vie professionnelle cette entrée précipitée et désarmée dans le monde du travail. L’autre moitié tente tant bien que mal de suivre un cursus d’enseignement supé- rieur par ses propres moyens.</p>
<p>Le statut d’étudiant est donc un statut en creux, c’est-à-dire un non-statut, parce que la jeunesse est une période de la vie non reconnue. La nature ayant horreur du vide, c’est la précarité, c’est-à-dire l’impossibilité de vivre dignement de ses pro- pres ressources, qui est devenue la chose la mieux partagée dans le milieu étu- diant. À la question «qu’est-ce qu’un étudiant?», il faut donc aujourd’hui répondre: un jeune qui tente tant bien que mal de concilier un cursus d’ensei- gnement supérieur avec la recherche permanente de ressources financières.</p>
<p><strong>Le salariat, une norme imposée aux étudiants</strong></p>
<p>Il existe trois sources de financement possibles pour un jeune en formation: les transferts familiaux, les aides sociales et les revenus du travail. La France a fait le choix –par construction historique peut-être, par facilité sans doute– de miser sur la solidarité familiale pour former ses jeunes.</p>
<p>
C’est donc aux parents de prendre en charge les études de leurs enfants devenus majeurs civilement, mais dans l’impossibilité matérielle d’assumer leurs choix de vie. Pour les familles les plus en difficulté, le système de bourse vient péni- blement apporter une modeste contribution aux revenus des parents pour sou- tenir leurs efforts financiers. Pour les familles les plus aisées, le système de la demi-part fiscale –qui coûte à l’État 2,3 milliards d’euros– permet de voir ses impôts réduits pour financer l’éducation des enfants. C’est donc tout naturel- lement que l’État considère que certaines aides sociales doivent être directement attribuées à la famille, en lieu et place du jeune lui-même. Qu’ils aient 18, 20 ou 25 ans, les jeunes sont donc perpétuellement renvoyés à une incontournable dépendance de leur famille.</p>
<p>Le choix de la solidarité familiale pose pourtant de nombreux problèmes d’ordre économique, social, mais aussi politique. Tout d’abord, il est très discutable de considérer que les choix de vie des jeunes et ceux de leurs familles ne font qu’un. Il ne s’agit pas ici de faire l’apologie de la rupture familiale –bien qu’elle recouvre une réalité de plus en plus fréquente–, mais de comprendre que cette dépen- dance est un problème lorsqu’elle est subie. Or, 80% des jeunes habitant encore chez leurs parents l’expliquent par des contraintes financières. Les jeunes sont donc maintenus dans un état de dépendance qui entame leur capacité à faire leurs propres choix, au moment même où ils construisent leur statut de citoyen. En effet, selon l’adage bien connu, «qui paye décide», le choix de vie et d’études d’un jeune se transforme ainsi, quasi systématiquement, en une stratégie fami- liale et non en un choix individuel. Celui qui veut devenir étudiant doit d’abord, et avant tout, obtenir la bénédiction de ses parents. Et paradoxalement, la famille peut être un facteur de découragement car l’appréciation familiale des cursus à privilégier est très souvent déterminée par le fait que les parents aient eux- mêmes fait des études ou non.<br />
De plus, cet état de fait réduit inévitablement les liens entre les jeunes et leurs familles aux seules considérations financières. Et cette tension permanente, faisant d’un jeune une charge pour ses parents, s’est considérablement accrue avec la crise économique et la baisse continue du pouvoir d’achat de la majorité des salariés.</p>
<p>Mais au-delà du problème de société, qui refait surface ponctuellement lorsque les médias attirent notre attention sur des jeunes contraints de traîner leurs parents devant les tribunaux pour en obtenir un revenu, ce système est avant tout inefficace. En effet, à raison de 800 à 1 000 euros par mois pour payer une année d’études (dans un établissement public, c’est-à-dire dont les frais d’inscription ne dépassent pas les 245 euros réclamés aux étudiants en master), rares sont les familles capables d’assumer ce coût. Prenons un exemple concret en analysant les revenus d’un foyer composé de deux parents et de deux enfants dont un est dans l’enseignement supérieur. Si les deux parents travaillent et touchent un salaire médian, c’est près d’un tiers du budget de la famille qui devra être consacré au financement d’une année d’études à leur enfant. Un montant impossible à assumer. Le jeune n’a donc pas d’autre alternative que de trouver un emploi salarié ou de renoncer aux études, c’est-à-dire, en ces temps de chômage de masse, faire le choix de la pauvreté.</p>
<p>C’est ainsi que l’on glisse d’un système fondé sur la solidarité familiale discutable vers une véritable machine à créer des étudiants salariés. Une machine d’autant plus redoutable que, sous l’impulsion du ministère de l’Enseignement supérieur, les frais obligatoires, c’est-à-dire la part à la charge des étudiants, et non de l’État, a augmenté régulièrement depuis les dix dernières années. La dynamique est donc à l’élargissement du phénomène du salariat étudiant. Voilà l’hypocrisie de notre système d’aides sociales, qui laisse huit étudiants sur dix sans aucune aide directe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : la dernière étude de l’Observatoire de la vie étudiante sur les conditions de vie des étudiants démontre que plus de la moitié des étudiants doivent concilier salariat et études. Ce chiffre s’élève à 73% en comptant les «jobs d’été». Ainsi, le budget moyen d’un étudiant provient à 42% de revenus professionnels, à 34% de transferts familiaux et à 24% des allocations et des bourses. Les revenus du salariat sont donc devenus indispensables pour la grande majorité des étudiants. Plus inquiétant encore, selon cette même étude, si l’on excluait les revenus du travail de l’analyse des ressources étudiantes, le nombre d’étudiants vivant sous le seuil de pauvreté passerait de 1,5% à 50%. L’étudiant comme réalité sociale existe donc bel et bien. Et il est contraint d’être salarié.</p>
<p><strong>Étudier est un job à plein temps!</strong></p>
<p>Le salariat comme contrepartie aux études, voilà une réalité peu avouable et que l’on verra rarement assumée par des ministres en exercice. C’est pourtant le pacte qu’a passé la société dans le dos de ses jeunes. C’est en partie de ce pacte que souffre aujourd’hui la démocratisation de l’enseignement supérieur et le silence coupable sur l’ampleur du problème n’y changera rien: le salariat fait échouer les étudiants.</p>
<p>
Ne serait-ce que pour les premiers cycles universitaires, les étudiants qui exercent une activité salariée ont deux fois plus de chance que les autres d’échouer à leurs examens. Comment en serait-il autrement, lorsque l’on demande aux étudiants de dégager du temps pour distribuer des flyers pour une compagnie de téléphone ou s’improviser faiseur de sandwichs pour des grandes chaînes de restauration rapide? Horaires contraignants, calendrier surchargé, stress au travail et dans les amphis, le quotidien d’un étudiant salarié n’est pas un long fleuve tranquille. Sans compter les absences répétées en cours pour cause de prise de service ou les négociations avec son employeur pour avoir le droit de quitter le travail plus tôt afin de plancher sur ses examens.</p>
<p>Certaines voix s’élèvent déjà pour dédramatiser la situation. «Le temps passé à gagner sa vie, c’est simplement du temps de loisirs en moins, ça ne peut pas faire de mal!», disent les uns. «Et puis, en dessous de 15 heures par semaine, c’est supportable!», disent les autres.</p>
<p>
C’est pourtant faux. Le temps qui n’est pas passé à être en cours, c’est du temps passé à travailler chez soi ou à la bibliothèque. Le temps qui n’est pas passé à approfondir les cours, c’est du temps passé à les réviser. Et le temps qui n’est pas passé à réviser, c’est du temps de repos nécessaire pour pouvoir recommencer le lendemain. Il faut tordre le cou à cette idée saugrenue selon laquelle les étudiants auraient du temps à revendre puisqu’ils ne sont en cours que vingt-cinq à trente heures par semaine. En effet, la faiblesse du taux d’encadrement à l’université française (l’un des plus bas de tous les pays de l’OCDE) a poussé les équipes pédagogiques à faire du travail personnel une composante essentielle de la formation. Essentielle et indispensable pour qui veut apprendre correcte- ment et pas simplement tenter de sortir indemne du couperet des examens du mois de décembre.</p>
<p>Pour en être convaincu, il suffit de tourner son regard du côté des filières qui n’ont pas totalement été délaissées par la collectivité. Les classes préparatoires, les BTS et les IUT sont autant de formations chronophages inconciliables avec toute activité salariée. Ce sont autant de cursus dont les portes se ferment d’office pour les étudiants obligés de concilier salariat et études –sans parler des concours et autres filières sélectives. Les exigences n’y sont pourtant en général pas plus fortes. Le taux d’encadrement en revanche y est plus important et per- met un suivi des étudiants dans leur travail, plutôt que de les laisser livrés à eux- mêmes devant leurs cahiers. Il ne faut donc pas confondre le temps libre laissé aux étudiants avec le manque drastique de personnel enseignant et d’encadre- ment à l’université. C’est un fait, le temps passé à exercer une activité salariée, c’est du temps d’étude en moins et donc du temps de réussite en moins.</p>
<p><strong>«La vie est un combat, alors tais-toi et bosse!»</strong></p>
<p>Un étudiant salarié est un étudiant condamné à l’exploit d’atteindre le niveau académique requis sans bénéficier du temps disponible pour s’y hisser. Cela ne suffit toujours pas à émouvoir la plupart de nos aînés. Finalement, la galère pourrait forger la jeunesse, lui apprenant la dure réalité du monde du travail qu’elle connaît si mal. Quel cadeau! Les souvenirs de la génération précédente qui, elle aussi, occupait des emplois précaires pour financer ses études nous sont souvent jetés à la figure comme autant de bonnes raisons de !baisser la tête. Mais la encore, l’argument ne tient pas car le monde a changé.</p>
<p>Le plein emploi des Trente Glorieuses, qui garantissait aux jeunes diplômés de trouver un travail à la hauteur de leurs qualifications, est loin derrière nous. Car la galère des études n’est qu’un commencement. Il faut ensuite compter sur la galère de l’insertion professionnelle. Puis sur la galère d’une carrière commencée à trente ans, aux dépens de tout avancement. Et enfin la galère d’une retraite tardive et de plus en plus basse. Impossible dans ces conditions d’accepter le discours sacrificiel. Si notre société impose à ses jeunes de travailler plutôt que de se former, c’est qu’elle refuse de s’organiser pour leur faire de la place et non au nom d’on ne sait quelle vertu pédagogique. Pas plus pédagogique d’ailleurs que bénéfique pour les étudiants. Les emplois étudiants sont certes divers, mais se concentrent en effet dans des secteurs spécifiques. Les étudiants sont ainsi surreprésentés dans les secteurs du commerce de détail. Mais au-delà des secteurs d’activité, plus de 85% des emplois occupés par les étudiants n’ont aucun rapport avec leur cursus universitaire. Drôle de façon d’organiser l’apprentissage de la vie active. Car il existe bien d’autres façons, connues de tous, d’apprivoiser le monde du travail qu’en acceptant tous les sacrifices. Les stages, encadrés pédagogiquement et correctement réglementés, en font partie. Mais lorsqu’il s’agit de parler sérieusement d’apprentissage professionnel, il y a moins de répondant. Le scandale des stages hors cursus, par exemple, a révélé à quel point les stages étaient détournés de leur objectif pédagogique faute de législation appropriée. Les stagiaires s’entassent ainsi devant les photocopieuses, multiplient les tâches ingrates, voire les remplacements d’emplois salariés, et redoublent d’efforts, espérant ajouter une ligne à leur CV, sans que les pouvoirs publics ne s’en émeuvent beaucoup plus. Salariat étudiant et stagiaires exploités sont donc deux facettes d’une même réalité, celle d’une main-d’oeuvre commode et disponible pour des chefs d’entreprise peu scrupuleux.</p>
<p><strong>Un péril jeune qui concerne toutes les générations</strong></p>
<p>Le salariat étudiant ne concerne ainsi pas uniquement le rapport aux études et à la réussite. C’est un facteur de déconsidération du travail salarié. Un étudiant ne peut être un salarié car être salarié, même à très faible qualification, cela s’apprend. Le Code du travail, le respect des droits ainsi que la reconnaissance d’un statut et l’identité professionnelle sont autant d’éléments indispensables qui nécessitent un apprentissage et une prise de conscience. Les étudiants, eux, n’ont pas bénéficié de cet apprentissage. Ils ne sont pas formés au droit du travail. Au contraire, cette période de leur vie, présentée par tous comme celle de toutes les galères, est souvent vécue comme un mauvais moment à passer en attendant la prochaine étape, elle aussi douloureuse.</p>
<p>La porte est alors ouverte aux dérives de l’exploitation salariale. Pressions, intimidations et harcèlements sont autant de maux auxquels sont particulièrement exposés les étudiants. Cette découverte brutale du monde du travail est non seulement traumatisante pour des jeunes qui se sentent très souvent désarmés et isolés, mais surtout elle habitue une génération entière à une soumission sans contrepartie à leur employeur. Une main-d’oeuvre docile, peu habituée au monde du travail, et un contexte de chômage de masse sont des ingrédients détonants pour tenir en respect l’ensemble des salariés. Ainsi, le million d’emplois occupés par des étudiants représente autant de postes qui ne sont pas libérés pour des demandeurs d’emploi faiblement qualifiés. Étudiants, jeunes en insertion, chômeurs sans qualification sont ainsi mis en concurrence sur le marché du travail. Et malheureusement, cette concurrence est faussée. En effet, entre un jeune sous pression obligé de trouver dans l’urgence, au mois de septembre, un emploi sans perspectives d’avancement et un employé qui revendiquera ses droits, le choix ne fait guère de doutes. Et pour les salariés qui ont tout de même pu être embauchés, la pression est tout aussi forte. En effet, si des travailleurs ponctuels sont disponibles, il est alors impossible pour un salarié sans qualification de revendiquer une amélioration de ses conditions de travail.</p>
<p><strong>Éradiquer le salariat étudiant, reconnaître la place de chacun dans le processus de production</strong></p>
<p>Le salariat étudiant est un phénomène qui dépasse de loin les seules préoccupations pédagogiques et éducatives. Il se situe au carrefour des préoccupations sociales de la jeunesse: il nuit à la réussite, freine la démocratisation de l’enseignement supérieur, augmente les inégalités sociales, dévoie la professionnalisation des études et déstabilise le marché du travail. C’est donc logiquement que la lutte contre le salariat étudiant s’est peu à peu imposée comme une priorité pour la jeunesse, partagée par l’ensemble du mouvement social.</p>
<p>Éradiquer le salariat étudiant, c’est donc avant tout reposer la question du statut de salarié et de la place de chacun dans une société construite autour du lien au travail. Ne disposant, par nature, d’aucune ressource, les étudiants doivent se voir conférer un statut social qui les prémunisse contre le risque de précarité dont le salariat étudiant est la manifestation la plus visible. De la même façon que, à l’autre bout de la chaîne, les retraités sont protégés, après avoir cotisé, par une solidarité entre les travailleurs, les jeunes doivent pouvoir disposer d’une formation initiale sans contrepartie pour se préparer à être les salariés de demain.<br />
Il paraît utile, pour conclure cet article, d’en revenir à l’interrogation de départ, «qu’est-ce qu’un étudiant?». Dans une société en bonne santé, c’est un jeune en formation qui participe directement au processus de production en se consacrant à l’acquisition de savoirs et de qualifications qui lui permettront de participer à son tour aux mécanismes de solidarité entre les salariés. Le chemin est encore long et il passera par la fin du salariat étudiant.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Proposition de loi Grosperrin : Une liquidation des IUFM, un cadeau pour les prépas privées</title>
		<link>http://unef.fr/2012/01/23/proposition-de-loi-grosperrin-une-liquidation-des-iufm-un-cadeau-pour-les-prepas-privees/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Jan 2012 10:55:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Attachée de presse</dc:creator>
				<category><![CDATA[Les communiqués]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 10 janvier 2012, le député Jacques Grosperrin a déposé une loi visant à modifier [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 janvier 2012, le député Jacques Grosperrin a déposé une loi visant à modifier les dispositions du Code de l’Éducation encadrant la formation des maîtres. En prétextant vouloir tirer les conséquences des dernières réformes la proposition de loi compte remettre en cause le rôle des IUFM dans la formation des enseignants ainsi que le cahier des charges de cette formation. Elle fait suite à un rapport du même député dont les propositions avaient déjà provoquées un tollé dans la communauté éducative et que l’UNEF avait fermement dénoncées.  </p>
<p>Avant même sa mise en œuvre en 2009, la réforme de la formation des enseignants a fait l’unanimité contre elle. De l’année de Master 2 ingérable pour les étudiants, aux stages, en passant par la baisse du nombre de candidats aux concours (de 35 000 en 2010 à 18 000 en 2011), cette réforme précipitée a été un échec dès sa première année. Loin d’en tirer les enseignements, le député persiste à vouloir liquider la formation des enseignants.</p>
<p><strong>Un cadeau pour les prépas privées</strong></p>
<p>Dans le prolongement de la réforme de 2009, la proposition de loi du député Grosperrin vise à dissoudre totalement les IUFM dans le cadre de la formation des enseignants. En effet, le député prévoit le remplacement dans le Code de l’Éducation de la formule « <em>la formation des maîtres est assurée par les IUFM</em> » par : « <em>elle est assurée notamment par les universités</em> ».</p>
<p>Alors que les organismes privés de préparation aux concours des métiers de l’enseignement se sont déjà engouffrés dans la brèche de la réforme de 2009 pour attirer de nouveaux étudiants, le député veut leur ouvrir grand la porte. En effet, la formulation on ne peut plus équivoque retenue dans le texte prévoit que les universités n’auront plus l’exclusivité de la formation des enseignants. <strong>Cette disparition du cadre commun pour la formation des enseignants va inévitablement renforcer la sélection sociale dans l’accès au métier d’enseignant.</strong></p>
<p><strong>Une provocation contre la communauté éducative</strong></p>
<p>Suite à un recours des organisations syndicales, le Conseil d’État avait retoqué le 28 novembre 2011 le cahier des charges de la nouvelle formation des enseignants. Malgré ce camouflet pour le gouvernement, le député choisit de contourner cette décision en supprimant tout simplement des textes ce cahier des charges pour le remplacer des référentiels de compétences.</p>
<p><strong>Enseigner, un métier qui s’apprend !</strong></p>
<p>L’UNEF dénonce cette proposition de loi qui vise à terme à faire disparaître les IUFM au moment même où la formation professionnelle des étudiants est réduite à peau de chagrin. Les IUFM garantissent une formation accessible au plus grand nombre, ancrée dans la pratique et permettant aux étudiants d’acquérir des savoirs professionnels et pédagogiques indispensables pour exercer le métier d’enseignant.</p>
<p>La formation des enseignants est un enjeu essentiel pour les futures générations et l’avenir du pays qui ne peut être bradée dans la précipitation<strong>. </strong></p>
<p><strong>L’UNEF exige l’abandon de cette proposition de loi et une remise à plat complète de la réforme de la formation des enseignants en concertation avec la communauté éducative et universitaire.</strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Etrangers surtaxés !</title>
		<link>http://unef.fr/2012/01/21/etrangers-surtaxes/</link>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 10:29:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Étrangers]]></category>

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		<description><![CDATA[De nouvelles taxes sont entrées en vigueur concernant les étrangers en France. Le gouvernement a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>De nouvelles taxes sont entrées en vigueur concernant les étrangers en France. Le gouvernement a fait passer ces taxes en catimini dans le budget 2012, c’est donc à la grande surprise de tous qu’une augmentation exceptionnelle a été opéré pour les demandes de titre de séjour et les renouvellements.</p>
<p>Concernant l’accès au premier titre de séjour étudiant, la taxe n’a pas été augmentée. Cependant, la situation est particulièrement dure pour les étudiants en situation irrégulière souhaitant être régularisés. En effet la taxe lors de la demande de régularisation passe de 200 euros en 2011 à 340 euros, dont 110 euros ne sont pas remboursables en cas de refus.</p>
<p>Il faut aussi ajouter l’augmentation de la taxe pour les diplômés étrangers qui souhaitent acquérir leur premier titre de séjour « salarié ». En effet, l’acquisition de ce titre de séjour était taxée, en 2011, entre 55 et 70 euros. En 2012, les étrangers souhaitant acquérir ce titre de séjour devront payer entre 200 et 385 euros.</p>
<p>Enfin, les étudiants étrangers sont soumis à une nouvelle taxe de 19 euros lors de leur renouvellement de titre de séjour.</p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-3062" title="Sources : CESEDA" src="http://unef.fr/wp-content/uploads/2012/01/Capture-d’écran-2012-01-21-à-11.25.22.png" alt="" width="484" height="250" /></p>
<p>Le gouvernement érige de nouvelles barrières sociales à l’accès au titre de séjour. Que ce soit par l’argent ou en renforçant les critères administratif (circulaire du 31 mai par exemple), le gouvernement utilise tous les moyens possible pour diminuer l’immigration légale.</p>
<p>L’UNEF s’oppose à c’est mesures injustes qui font des étrangers de véritables boucs émissaires. Ces mesures sont incohérentes dans un contexte où le pays est en crise, et où chaque jeune qui est formé et qui travaille est un investissement pour l’avenir et ce, quelle que soit l’origine de l’étudiant.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le retour du nationalisme en Hongrie</title>
		<link>http://unef.fr/2012/01/21/le-retour-du-nationalisme-en-hongrie/</link>
		<comments>http://unef.fr/2012/01/21/le-retour-du-nationalisme-en-hongrie/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 10:20:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Europe]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis de nombreuses années on observe en Europe un retour au premier plan de l’extrême-droite. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis de nombreuses années on observe en Europe un retour au premier plan de l’extrême-droite. En France la parole de Marine Le Pen semble aujourd’hui banalisée, faisant fi de l’histoire et de ce qu’elle y représente. Les raisons de cette résurgence politique sont à trouver dans l’ancrage de plus en plus réactionnaire dont font preuves les partis « de centre-droit européen ». Ainsi, en reprenant les arguments et la rhétorique des partis d’extrême-droite, les partis, notamment membres du Parti Populaire Européen rendent ceux-ci « présentables » aux yeux de l’opinion. La Hongrie n’y fait pas exception. En effet, le 23 mai 2010 à Budapest, Victor Orban accédait au pouvoir. Depuis, sous le titre de « ministre-président », c&#8217;est-à-dire responsable de l’exécutif, ce conservateur ne cesse de laisser planer de nombreuses menaces sur le respect de la démocratie et de l’Etat de droit en Hongrie. L’année dernière le journal d’investigation allemand Die Tageszeitung révélait que V. Orban proposait de faire appel à des policiers à la retraite pour surveiller les allocataires d’aide sociale ou des indemnités du chômage dans la réalisation des travaux d’intérêt général que la loi leur impose de faire dans des camps. Ces derniers ont été qualifiés de « camps de travail » par le journal allemand. En réalité ces camps visent en premier lieu les rom (dont 50% de la communauté est concerné par le chômage).</p>
<p>En ce début d’année une nouvelle étape a été franchie avec l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution. Celle ci donne au président-ministre des pouvoirs accrus et sans contrôle du pouvoir législatif. Ces pouvoirs menacent notamment l’indépendance de la justice. De plus cette nouvelle constitution comporte une inclinaison très nationaliste (le nom de l’Etat ne fait plus mention de son caractère républicain) et affirme le caractère chrétien de la Hongrie, au mépris de toute idée de sécularisation du politique. Les mariages homosexuels sont interdits et le droit à l’avortement menacé (faisant suite à une campagne anti-avortement du ministère de la santé). Avec les lois à valeur constitutionnelle qui l’accompagnent, la nouvelle constitution menace directement la liberté des médias, socle fondateur de la démocratie. Le conseil de contrôle nouvellement institué, et nommé par le président-ministre dispose de moyens coercitifs sur les médias si ceux-ci ne sont pas « équilibrés politiquement » ou s’ils entravent « la dignité humaine », notions vagues qui séviront d’écran à une mise sous tutelle de la presse.</p>
<p>Alors que partout dans le monde les jeunes démontrent leur soif et aspiration à une nouvelle société, reposant sur la liberté et l’égalité, une fois encore, des gouvernements font le choix de l’obscurantisme et de l’autoritarisme au détriment même de l’intérêt général. Ainsi, nous apporterons notre soutien à la société civile et au mouvement social hongrois, qui se sont de nombreuses fois exprimés lors de ces derniers jours, pour défendre la liberté, la démocratie et le respect de tous. La lutte contre l’extrême-droite et pour le vivre ensemble que nous menons au quotidien dans nos universités s’inscrit ainsi dans une démarche européenne et internationaliste. Les jeunes ont toujours su dans le passé se mobiliser quand les droits démocratiques étaient menacés. Nous pensons que plus que jamais l’histoire démontre que lorsque la liberté de la presse commence à être muselée c’est que la dérive liberticide des gouvernants commence à prendre une ampleur extrêmement préoccupante. Ce n’est pas à cette société que nous aspirons.</p>
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		<title>Demande de bourse, demande de logement c’est maintenant !</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jan 2012 10:12:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Soulier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aides sociales]]></category>

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		<description><![CDATA[Entre le 15 janvier et le 30 avril tous les étudiants peuvent faire leur demande [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Entre le 15 janvier et le 30 avril tous les étudiants peuvent faire leur demande de bourse ou de logement sur <a href="http://www.cnous.fr">cnous.fr</a>.</p>
<p>Chaque année, de nombreux étudiants n’en font pas la demande pensant qu’ils n’y ont pas droit. Beaucoup d’entre eux se trompent. Les critères ne sont pas les mêmes qu’au lycée et le barème des bourses peut évoluer entre aujourd’hui et la rentrée 2012. Il n’y a rien à perdre à faire une demande. N’hésitez pas à faire la simulation sur cnous.fr.</p>
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<p><strong>ATTENTION, la procédure du dossier social étudiant (DSE) a changé cette année !</strong></p>
</blockquote>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Première demande de bourse ou de logement</em></span><br /> La première demande ne change pas cette année. Il faut la faire directement sur le site internet du CNOUS. Suite à cette démarche chaque étudiant reçoit un dossier cartonné qu’il faut remplir et renvoyer par courrier. L’échange avec le CROUS se fait ensuite par courrier selon la procédure classique.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em>Renouvellement de bourse ou de logement</em></span><br /> C’est lors de cette étape que la procédure est modifiée. La demande se fait toujours sur internet mais les échanges ne se font plus par courrier postal. Ils se font par mail. Il faut donc faire bien attention à utiliser une adresse mail fiable.</p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;">Les pièces qui ne sont plus demandées</span></em><br /> Pour toutes les demandes il n’est plus nécessaire de fournir le justificatif de scolarité au CROUS pour recevoir un avis définitif de bourse. Les universités transmettront lors de l’inscription les informations nécessaires au CROUS.<br /><span style="text-decoration: underline;">L’envoi d’un RIB n’est plus nécessaire non plus. Celui-ci sera saisit en ligne en mode IBAN.</span></p>
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